Historique Action Plus

 

 

En 1970, un équipe de pastorale se retrouve à la paroisse St-Colomban, Centre-Sud de Sherbrooke. Elle se met à l’écoute des gens. Ces derniers petit à petit s’expriment sur leur vécu, apprennent à se libérer, à voir l’autre côté de soi avec ses besoins. La parole est aux citoyens. Ils identifient un quartier vieilli par les années, une population flottante, un chômage périodique, un manque de spécialisation des travailleurs, jeunes sans emploi et même les plus de 50 ans victimes de nombreuses fermetures d’usines, des femmes seules et un manque de loisir primaire, d’espaces verts, de parcs et de conditions de santé.

Nous retrouvons le comité de citoyen qui travaille sur l’amélioration de quartier, la Shed, le Centre de regroupement pour la jeunesse et la famille, le comptoir de quartier, Joie de vivre pour personnes âgées, Foyer de culture populaire, le Café Virgule pour les 15 ans, le camp le Soulier Vert, les Jardins Communautaires, le Centre Communautaire et la Maison de Quartier.

Chacun de ses groupes désignés sous le nom de Accents (action communautaire centre de Sherbrooke) est un milieu de vie autour duquel gravite un certain nombre de personnes. Certaines d’entre elles par les expériences qu’elles ont vécues avec l’Hôtel de ville dans le projet de revitalisation du centre-ville, des fêtes populaires (les rues ne sont pas des parcs), la patinoire… ont été amenées a participer à des actions conflictuelles. Il se bâtit ainsi un projet social défini. C’est une transformation du milieu et de ceux qui l’habitent. C’est une éducation populaire à travers réflexion-action ou action-réflexion. Cependant la conjoncture économique de la fin des années 70 remet en question certains aspects de cet organisme.

Ce projet social demande d’être clairement défini. Les différents comités deviennent autonome et l’organisme centre ses actions sur le logement. Suite à certaines démarches, en 1982, un groupe d’une quarantaine de femmes assistées sociales au prise avec un problème de logement et avec des difficultés avec l’aide sociale se définiront comme groupe d’action pour le respect des droits sociaux (GARDS).

En 1993 l’ACCENTS et le GARDS mettent en commun leur expertise et s’unissent pour devenir l’Action Plus de Sherbrooke afin de répondre aux besoins du temps et poursuivre l’éducation populaire. La portée et le sens profond du projet d’Action Plus de Sherbrooke c’est d’éliminer la pauvreté, c’est-à-dire de s’attaquer aux causes de la pauvreté. L’organisme fait sien le slogan « Pauvreté Zéro ».

Il se joint sans doute au Collectif constitué de plusieurs organismes québécois dont le FCPASQ (Front Commun des Personnes Assistées Sociales du Québec) déterminés à présenter à l’Assemblée Nationale une proposition du projet de loi sur l’élimination de la pauvreté mais il considère dans un premier temps la satisfaction des besoins essentiels de toutes et de tous la grande priorité (logement, nourriture, santé, droits humains etc.). C’est ce que nous appelons le Barème Plancher. Ce projet s’inscrit dans plusieurs activités mises sur pied par des personnes en situation de pauvreté. À travers ces dernières est identifiée une véritable éducation populaire.